Retrouvez l’expertise d’holson sur l’impact économique du diesel, dans l’article d’Eric Gibory paru dans Le Monde le 25/10/2018 

Depuis le « dieselgate », le diesel souffre d’un net rejet. Pourtant, il représente encore la moitié des ventes de véhicules neufs en Europe, car il reste pertinent sur les parcours annuels qui dépassent les 25000 kilomètres.
Le chiffre a de quoi interpeller. Tous segments confondus, le diesel représente encore la moitié des ventes d’automobiles et de camionnettes neuves en Europe. Pour les flottes d’entreprise, sa part s’envole et s’établit à 66 %. Ces statistiques ont été publiées fin 2017 par le loueur longue durée Arval, dans le cadre d’un ­Livre blanc sur l’avenir du diesel.

Eric Gibory dans son article souligne les raisons de la mise en cause du Diesel, notamment pour ses rejets de particules fines et d’oxydes d’azote (NOx) et l’impact de la pollution locale sur la santé. Conséquences : le diesel recule nettement dans les ventes de véhicules neufs en France, avec une baisse nette de  -32,4% dans les entreprises. Une tendance qui va s’accentuer selon Laurent Petizon directeur général de l’antenne parisienne du cabinet de conseil AlixPartners, interrogé dans l’article  qui estime que la part du diesel passera à 16% en 2025 et à 4% en 2030.

Eric Gibory indique également l’importance  de fortes incitations fiscales ou des mesures discriminatoires pour faire évoluer les comportements des acheteurs :
« le gouvernement doit faire le choix entre deux fléaux. En revenant sur les avantages fiscaux du diesel, il favorise l’essence. Tandis que le premier consomme moins de carburant et émet moins de gaz à effet de serre, le second rejette moins de polluants atmosphériques.L’arbitrage se complique quand les derniers moteurs diesel émettent de moins en moins de particules fines et d’oxydes d’azote et quand l’essence en rejette davantage pour arriver à limiter sa consommation et ses émissions de CO2 »

Ce basculement du diesel vers l’essence se fera progressivement, du fait du rééquilibrage des prix à la pompe vis à vis de l’essence, la récupération de la TVA sur l’essence. Seulement holson estime que le budget automobile total du diesel demeure plus compétitif que celui de l’essence dans des proportions qui vont de 15 % à 30 %. Et plus les kilométrages annuels sont importants, plus l’écart se creuse.

Et le journaliste de conclure d’après une étude du cabinet KPMG auprès de 900 dirigeants  : dans cinq ans, diesel et essence représenteront encore le quart du marché. Pour la moitié de ces dirigeants,
le gazole reste pertinent sur les plans technologique et économique, quand les parcours annuels dépassent les 25 000 à 30 000 kilomètres. Le diesel n’a pas dit son dernier mot.

Retrouvez l’intégralité de l’article en cliquant sur le lien suivant  : https://www.lemonde.fr/flottes-d-entreprise/article/2018/10/25/le-diesel-fait-de-la-resistance_5374229_1779527.html