Déclin du diesel, nouveau protocole WLTP, fiscalité indécise, cette année les flottes d’entreprise semblent condamnées à devoir faire des choix électriques pour la recomposition de leurs flottes.

Avec l’introduction à la fin de l’année du WLTP, les flottes d’entreprise se retrouvent devant un choix délicat : anticiper le renouvellement de leur parc avant l’application de ce nouveau protocole d’homologation des véhicules neufs plus sévère sur le calcul des émissions de CO2 ou bien repousser à plus tard l’acquisition de leurs nouveaux véhicules.

Déjà l’an passé, un même choix avait été nécessaire, car  était annoncée pour septembre 2018 . Devant la hausse brutale de la fiscalité liée aux véhicules neufs et l’effondrement des ventes qui menaçait, les pouvoirs publics avaient sagement décrété la mise en place d’un protocole intermédiaire baptisé « NEDC corrélé »pour que les niveaux de CO2 des véhicules neufs ne progressent pas brutalement. En moyenne, lors de l’entrée en vigueur de ce NEDC corrélé, une augmentation de 9,5 g/km de CO2 s’est appliquée aux modèles homologués.

Mais désormais, les flottes d’entreprise doivent faire face à une seconde étape beaucoup plus rude. Au 1er janvier prochain, avec l’entrée en vigueur du WLTP, ce sont en moyenne 23 g/km de CO2 supplémentaires qui s’ajouteront lors au calcul des émissions de CO2 des véhicules neufs. A titre d’exemple, le fleuron de la gamme Peugeot, le 3008 en version diesel 130 ch verra à la fin de l’année son malus passer de 0 à 1.740 euros et sa TVS (taxe sur les véhicules de société) monter de 486 à 1.885 euros. Insupportable pour les flottes, estiment dans leur ensemble les loueurs longue durée. Aussi, pour beaucoup d’entre eux, ce passage au WLTP constitue peut-être le bon moment pour que les entreprises introduisent des véhicules électriques dans leurs flottes.

Chez Holson, cabinet spécialisé dans le conseil et le fleet management, Stéphane Montagnon relève surtout que « le changement d’homologation va faire basculer le cadre fiscal des flottes et faire bouger les entreprises. Pour compenser le surcoût fiscal à venir, les flottes ont intérêt à intensifier le rythme de mise en concurrence en ayant recours à plusieurs loueurs et constructeurs et en diversifiant les approvisionnements plutôt qu’en massifiant les volumes auprès d’un seul fournisseur ».

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