La nouvelle norme WLTP de calcul des consommations et des rejets va alourdir la fiscalité automobile. Et inciter les sociétés à se convertir rapidement à l’hybride ou à l’électrique.

Chaque année, c’est le même rituel. Députés et sénateurs révisent la loi de finances, et notamment celle concernant l’usage de nos chères voitures. Si les conséquences pour le particulier ne sont pas négligeables, que dire de celles subies par les sociétés disposant d’une flotte de plusieurs centaines, voire de milliers, de véhicules? La fiscalité a un impact direct sur le coût total de détention, le fameux TCO. Or, l’entrée en vigueur, au 1er septembre 2018, du nouveau mode de calcul des émissions risque bien de faire exploser la note.

Selon la société Holson, spécialisée dans le conseil et le management de flottes, les extrapolations effectuées sur une large proportion de modèles, couramment utilisés par les professionnels, leur font franchir la barre des 140 g de CO2/km, se traduisant par un malus de 690 euros en 2019, en baisse de 360 euros comparé à 2018, mais qui devrait toucher la plupart des parcs roulants. A présent, moins de 8 % des automobiles commercialisées en France ne sont pas concernées par le malus. A noter, également, qu’en attendant un alignement complet en 2022 la TVA récupérable sur les carburants continue d’avantager largement le diesel au détriment de l’essence. Cette année, par exemple, la société propriétaire d’un véhicule de tourisme fonctionnant au sans-plomb pourra en récupérer 40 %, contre 80 % si elle avait roulé au gazole.

 

Lire la suite du Dossier de Paris-Match : https://www.parismatch.com/Vivre/Auto-Moto/Vehicules-d-entreprise-La-transition-energetique-accelere-1616998