Les entreprises doivent s’attendre à une nouvelle hausse du coût de la fiscalité liée aux véhicules d’entreprises à la suite d’une nouveauté : le WLTP !

WLTP n’est pas une nouvelle catégorie de boxe mais la nouvelle norme d’homologation des consommations des véhicules. Elle permettra d’y voir plus clair sur les performances réelles des véhicules….et sans surprise, les émissions de CO2 théoriques vont donc augmenter.

L’amélioration de la pertinence des informations est un bénéfice mais la transition risque d’être brutale pour les entreprises, car les bases de calcul de la fiscalité n’auront pas (encore ?) changées :

  • Plus de CO2, donc plus de taxes. Les véhicules vont connaître (ou subir) des émissions de CO2 en hausse (ou en forte hausse). En France, la fiscalité automobile des entreprises est principalement indexée sur le CO2. Plus de CO2 à l’homologation signifie plus de taxes (TVS, malus, Amortissement non déductible).
  • Un effet démultiplié par la transition du Diesel vers l’Essence. Si toute la fiscalité pousse à émettre moins de CO2 et à choisir du Diesel plutôt que de l’Essence, le Diesel n’a pas plus la cote dans les villes. WLTP + Essence, les extrapolations de nombreux modèles font passer la barre fatale des 150 g CO2/km (2300€ de malus, une TVS de 2000 €/an et un amortissement plafonné à 9 900€).
  • Plus d’Essence donc plus de carburant
    Les motorisations Essence consomment plus en l/100 km que les Diesel donc la transition rapide qui s’opère actuellement va voir « exploser » le poste carburant, diminuer la TVA récupérable (la mesure d’équilibrage avec le diesel n’est pas encore à plein régime à ce stade). L’impact sur ces postes sera de +25 à +40%.
  • Seule bonne nouvelle dans cette vague de hausse des coûts, les charges sociales pourraient baisser avec les motorisations Essence. Le lien est rarement fait, mais l’arrivée des véhicules Essence dans les Car policy va baisser les charges patronales sur les Avantages en nature. En effet, les bases de calcul (prix catalogue ou loyers) sont plus basses sur les véhicules Essence. Le collaborateur y trouvera aussi son compte (charges salariales et Impôt sur le revenu baissent).

Sur le long terme, difficile d’être catégorique sur les effets de bord. Les surcoûts liés à ce nouveau cycle d’homologation ainsi que l’adaptation rapide des motorisations à la réglementation, ne sont pas encore impactés dans les prix des véhicules.

En septembre 2018, tous les nouveaux véhicules auront été homologués selon la nouvelle norme WLTP. Pour se préparer, les entreprises doivent apprendre à modéliser ces effets, à expliquer à leurs collaborateurs que de nouvelles contraintes vont s’appliquer sur le choix des modèles les plus vertueux, et être prêtes à réagir dès le 1er septembre.

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