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Transition énergétique : l’éco-conduite est-elle vraiment un levier ?

Le Saviez-vous ? En France, le transport représente environ 30% des gaz à effet de serre dont 54% provient des véhicules particuliers et 15,8% pour les véhicules utilitaires légers, très loin devant tout autre mode de transport. (Source : https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-du-climat-2022/11-emissions-de-ges-des-transports)

Décarboner le transport des personnes et des marchandises est aujourd'hui un enjeu majeur pour les entreprises, les collectivités et les citoyens. Pour atteindre cet objectif, les acteurs n'hésitent pas à mener des actions en faveur de la transition énergétique, tels que l'électrification des véhicules, la rationalisation de l'usage de la voiture (auto-partage, covoiturage...), le recours accru aux transports alternatifs... Cependant, ces leviers ne peuvent remplacer l'utilisation contrainte d’un véhicule et ses gaz à effet de serre.

L'éco-conduite peut donc largement trouver sa place dans les dispositifs à la main des organisations pour accentuer leur empreinte carbone liée à la mobilité contrainte par l’usage de véhicules. Ce dispositif réduit l'impact environnemental des trajets à tous les niveaux : émissions de dioxyde de carbone (CO2), consommation de carburant, émissions polluantes et sonores, etc. Les conducteurs jouent alors un rôle dans la réduction de la consommation de carburant et des émissions de gaz à effet de serre par leur comportement routier.


L’éco-conduite une démarche, plusieurs bénéfices


L’éco-conduite s’inscrit dans la démarche de développement durable d’une entreprise ou d’une collectivité. En réduisant son impact sur les gaz à effet de serre, elle renforce également sa démarche RSE en faisant de ses collaborateurs, des acteurs impliqués. Enfin, d’un point de vue strictement économique, le conducteur sensibilisé à l’éco-conduite agit directement sur une part importante du TCO (coût complet de détention) de son véhicule.

Cette approche est adaptée tant sur le plan professionnel que personnel, car au-delà de son impact sur les GES, elle sert aussi des objectifs plus larges :

  • Réduire la consommation et la facture de carburant

  • Associer les collaborateurs dans la lutte contre le réchauffement climatique via une démarche proactive

  • Prévenir les risques d’accident et réduire la sinistralité

  • Rouler moins stressé et ainsi contribuer aux indicateurs Qualité de Vie au Travail (QVT)

  • Optimiser l’utilisation du véhicule dans les transports


Un exemple concret illustre parfaitement les vertus de ce comportement de conduite responsable. En formant les postiers à l'éco-conduite, La Poste a obtenu des résultats probants dès la première année : baisse de 5 % de consommation de carburant, diminution de 10 % des émissions de CO2 et 10 % d'accidents en moins ! (Source : https://www.laposte.fr/entreprise-collectivites/a-la-une/articles/la-poste-forme-ses-facteurs-et-ses-livreurs-a-l-eco-conduite)


Déployer l’éco-conduite, une démarche avant tout


Les bénéfices de l’éco-conduite sont importants et portant peu d’entreprises déploient cette démarche. La raison en est simple : le sujet nécessite d’une part une démarche structurée afin de pérenniser les résultats et à budget mesuré. Changer une voiture pour un modèle moins énergivore et vous obtenez une réduction immédiate d’émission de CO2. Changer des années d’habitudes de conduite et d’automatismes se frotte à deux réalités : la résistance au changement d’une part et d’autre part, une reprise des « mauvaises » habitudes au fil du temps.


Déployer l’éco-conduite nécessite donc d’agir sur de multiples leviers :

  • Identifier les pratiques en usage dans la flotte (conduite agressive, moteurs tournant à l’arrêt, vitesse, etc.). La télématique facilite cette approche en identifiant les pratiques à corriger et en accompagnant le collaborateur à changer ses habitudes via ses applications mobiles souvent bien conçues.

  • Sensibiliser tous les salariés via des communications intégrées dans les flux de communication internes et bénéficiant d’une forte exposition (newsletter, communication sécurité au travail, journal interne…) ou d’affichages visibles de préférence dans les lieux de passage (ascenseur, machine à café).

  • Former les collaborateurs en sélectionnant les outils de formation adaptés selon le profil conducteur (fiches, vidéo, simulateur, stage de conduite).

  • Jouer sur plusieurs types de supports vidéo, articles, affiches, newsletter pour favoriser et maintenir l’intérêt.

  • Impliquer les collaborateurs via des facteurs de motivation, gamification via l’app mobile, challenge inter-équipes, ou inter-entreprise (challenge C Cube)

  • Intégrer la démarche dans l’approche RSE de l’entreprise autant que dans sa dimension QVT (Qualité de Vie au Travail) ou marque employeur

  • Responsabiliser les conducteurs en intégrant des éléments contraignants ou de récompense (debrief post-accident, primes de « bon comportement »)

  • Impliquer le management pour relayer l’importance du dispositif sur un temps long

  • Dédier un budget et une équipe pérenne sur le sujet ; un projet éco-conduit doit s’inscrire dans le temps au risque de n’avoir sinon été qu’un coup d’épée dans l’eau


L’éco-conduite n’est pas une fin en soi, mais plus une politique long-terme qui implique une gestion de projet longue et vient s’inscrire dans la politique de véhicule de l'entreprise, appelée aussi Car Policy. - Découvrez notre article sur la Car Policy


Pour plus d’informations : https://expertises.ademe.fr/air-mobilites/mobilite-transports/passer-a-laction/solutions-technologiques/dossier/optimiser-lutilisation-lentretien-vehicule/lecoconduite-attitude-a-adopter

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