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Réforme des avantages en nature : comment limiter l’impact pour l’entreprise et les salariés ? Retour sur le webinaire Shiftmove du 7 juillet dernier

  • il y a 1 minute
  • 3 min de lecture

Début juillet, Shiftmove organisait le webinaire « Avantages en nature : comment maîtriser l’impact fiscal et transformer une contrainte en opportunité ? », avec la participation de Philippe Ambon, directeur du développement d’holson.


Nous revenons aujourd’hui sur les principales idées partagées lors de cette intervention et sur les leviers dont disposent les gestionnaires de flotte pour mieux maîtriser le coût des avantages en nature.


Réforme des avantages en nature : une hausse significative pour les véhicules thermiques


Depuis le 1ᵉʳ février 2025, la réforme des avantages en nature a profondément modifié les équilibres économiques des flottes automobiles. Elle a notamment entraîné une augmentation de 67 % des barèmes forfaitaires applicables aux véhicules thermiques et aux véhicules électriques non éligibles à l’éco-score.


Cette évolution pèse à la fois sur les cotisations patronales de l’entreprise et sur le revenu net des collaborateurs.


Autre point de vigilance : le nouveau barème ne concerne pas uniquement les véhicules neufs. Il s’applique également lorsqu’un véhicule déjà présent dans la flotte est réattribué à un autre salarié. Les gestionnaires doivent donc mesurer les conséquences fiscales de chaque nouvelle affectation.


À l’inverse, les véhicules électriques éco-scorés bénéficient actuellement d’un abattement de 70 %, plafonné à 4 640 euros par an. Une situation favorable qui pourrait néanmoins évoluer vers une réduction progressive des aides accordées aux véhicules électriques.


Réforme des avantages en nature : comment limiter l'impact pour l'entreprise et les salariés

Avantages en nature : le calcul au réel, une alternative au forfait ?

Pour calculer l’avantage en nature et limiter l’impact de la réforme, l’entreprise peut évaluer les dépenses réellement engagées pour les déplacements professionnels et celles issues de l’utilisation privée du véhicule.


La télématique permet d’automatiser cette démarche en distinguant les kilomètres professionnels et personnels. Cette répartition peut être réalisée sans géolocalisation : seules les distances parcourues sont collectées, puis classées selon les horaires de travail, les périodes d’absence et les éventuelles exceptions déclarées par le conducteur.


Cette méthode est particulièrement pertinente pour les salariés qui utilisent régulièrement leur véhicule dans le cadre professionnel, comme les commerciaux ou les cadres itinérants. Même avec une part importante de kilomètres privés, le calcul au réel peut générer des économies pour l’entreprise comme pour le collaborateur.


Le calcul au réel : un projet qui nécessite une conduite du changement

Le passage au réel ne se résume toutefois pas à l’installation d’un outil. Il implique les équipes flotte, RH, paie, juridique et informatique, ainsi que les représentants du personnel.

Avant tout déploiement, il est notamment recommandé de :


  • modéliser les gains sur plusieurs véhicules représentatifs,

  • d'estimer les économies potentielles à l’échelle du parc,

  • de définir les modalités de régularisation en paie,

  • d’adapter la charte conducteur.


Le traitement des données doit également être sécurisé au regard du RGPD et accompagné d’une communication claire auprès des salariés.


Selon Philippe Ambon, un tel projet nécessite généralement entre trois et six mois de préparation. Pour les gestionnaires de flotte, l’enjeu est donc double : réduire dès aujourd’hui le coût des véhicules thermiques ou non éco-scorés, tout en anticipant les futures évolutions de la fiscalité des véhicules électriques.


👉 Pour découvrir les exemples chiffrés présentés et mieux comprendre les étapes de mise en œuvre du calcul au réel, consultez le replay du webinaire,


Cette méthode est principalement pertinente pour les collaborateurs qui utilisent régulièrement leur véhicule à des fins professionnelles, notamment les commerciaux et les salariés itinérants. Son intérêt dépend de la part réelle des kilomètres privés et des coûts du véhicule. Une simulation préalable est donc indispensable pour comparer le calcul au réel avec le forfait.

La démarche nécessite d’associer les équipes flotte, RH, paie, RGPD et informatique, ainsi que les représentants du personnel. Il convient notamment de simuler les économies, de définir les modalités de calcul et de régularisation en paie, d’adapter la charte conducteur et d’accompagner les collaborateurs. Selon la taille et l’organisation de l’entreprise, le déploiement peut généralement nécessiter entre trois et six mois.

Pour éclairer les choix d’acquisition et comparer plus facilement les véhicules, holson propose un simulateur fiscal en ligne gratuit. À partir de données telles que l’énergie, les émissions de CO₂, le poids, le prix remisé et la durée de détention, il permet d’estimer les différentes composantes de la fiscalité ainsi que le coût fiscal mensuel et annuel du véhicule.

Testez le simulateur fiscal d’holson en cliquant ici


 
 
 

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